#6 // POLITIQUES PUBLIQUES,DEMOCRATIE, INTERVENTION CITOYENNE // Pour des services publics partout pour exercer tous nos droits.

Actualisation : En cours
THEME DE LA SEMAINE : Politiques publiques, Démocratie et Intervention citoyenne
DATE : 03.06.2019
RESEAUX SOCIAUX : Pour des #servicespublics partout pour exercer tous nos #droits, ils sont notre #BienCommun ; refusons le programme #ActionPublique2022 (#AP22) ; arrêt des privatisations et des fermetures des #servicespublics - #MobilisationAssociations http://cedsdac.a
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ARGUMENTAIRE COURT POUR AFFICHETTE : Les services publics (bureaux de poste, hôpitaux, maternités, perception et services de l’État, ligne de chemin de fer, logement…) ferment sur tout le territoire sur injonction du gouvernement, pour « faire des économies », mais aussi pour livrer notre société aux intérêts des grands groupes multinationaux (banques, GAFAM, entreprises du CAC 40). Ces fermetures détruisent les conditions de vie des habitants, elles sont aussi à l'origine de la mobilisation des « gilets jaunes » et de la population qui les soutiens. Les services publics sont le moyen le plus efficace pour que les citoyens, les résidents, les associations puissent exercer leur droits les plus élémentaires. Ils sont indispensables à la vie en commun et facteur de lien social. Leur destruction délite notre société. Il est urgent d’arrêter cette politique et reconstruire sur tout le territoire des services publics adaptés aux besoins des populations.
ARGUMENTAIRE LONG : Les services publics et la Fonction publique sont notre bien commun !
Extraits du texte d’Appel à la mobilisation de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics adopté le 8 mai 2019

De trop nombreux services publics disparaissent sur le territoire national : maternités et hôpitaux, gares, postes, tribunaux, écoles, crèches, EPHAD, mairies, collèges et lycées, agences EDF, perceptions et centres des impôts, CIO, commissariats, gendarmeries, agences de Pôle emploi, caisses de la CPAM, services de l’État, …. La Caisse des Dépôts et Consignations est soumise aux règles bancaires du privé, Aéroport De Paris est en voie d’être privatisé, EDF est démembré pour mieux vendre sa partie rentable… C’est une spoliation des citoyennes et des citoyens qui les ont financés par leurs impôts.

Les services publics sont essentiels au développement et à l’aménagement du territoire.


Leur accès pour toutes et tous, sans discrimination, est facteur de vivre ensemble et vecteurs d’égalité. Leur présence sur tout le territoire permet l’accès aux mêmes droits.

Ils sont aussi la première raison d’implantation des entreprises et des investissements réalisés.

La disparition des services publics rend la vie plus compliquée et même extrêmement difficile aux populations aussi bien dans les zones rurales que dans les quartiers populaires et même en ville aujourd’hui. Elle est une des causes fondamentales, avec l’injustice fiscale, de la mobilisation des gilets jaunes et suscite des ripostes citoyennes locales d’importance alliant usagers, personnels et élus.

Au nom du progrès et d’une accessibilité permanente, le gouvernement rend la numérisation via Internet obligatoire. Désormais l’informatique au lieu d’aider à l’adaptabilité du service public aux besoins des usagers oblige ceux-ci à se plier aux impératifs économiques d’austérité en limitant ses choix et possibilités de contacts et de recours. C’est non seulement une source d’exclusion mais aussi un report du coût et de la responsabilité sur chaque usager.

Le gouvernement, par une série de mesures et de lois (dans la droite ligne des exigences libérales de la commission européenne), toujours présentées avec un vocabulaire trompeur et au nom des usagers, modifie l’architecture complète de notre société et nous engage dans un système où tout doit être « marchandise » : notre santé, notre école, toutes les prestations sociales. L’administration elle-même devrait selon lui être assurées par des entreprises privées (banques, GAFA, …).
Tout cela est inscrit noir sur blanc dans le programme Action Publique 2022 . Ce serait la fin de services publics nationaux et locaux, de la sécurité sociale, le basculement général d’une société de solidarité vers une société de charité.

L’administration du pays n’est pas l’affaire que des fonctionnaires, mais de la société toute entière !


  • Le statut général de la Fonction publique n’est pas un privilège. Il garantit à tous les usagers l’égalité de traitement. Il est indispensable pour assurer l’indépendance du fonctionnaire afin qu’il puisse exercer ses missions dans le respect de la légalité, sans discrimination, à l’abri le plus possible des pressions. Il s’agit bien de service à la population sans privilèges pour quelques-uns.

Une fonction publique laïque et neutre est une des conditions de la démocratie et des libertés pour toutes et tous.

De façon plus générale le statut des fonctionnaires permet d’exercer le droit en dehors des pressions hiérarchiques et gouvernementales : il permet par exemple à un agent des finances publiques d’exercer sa mission de contrôle fiscal à l’abri de toutes pressions économiques, politiques ou hiérarchique. De même le statut des cheminots permet au conducteur de refuser le départ du train si la sécurité des passagers est en cause. C’est une garantie que le travail se fait pour l’intérêt général et non pas pour des intérêts particuliers. Il oblige également le fonctionnaire à accepter d’être nommé là où on a besoin de lui : c’est ce qui permet la présence de la fonction publique sur l’ensemble de notre territoire.

Les services publics sont un bien commun à tous les citoyennes et citoyens, il convient de les reconquérir.
Faire le choix des services publics c’est faire le choix collectif d’une société solidaire qui refuse le « chacun pour soi ».
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